Dax et son exception culturelle

L’art de Belmonte

Après la reprise des corridas en 1920, en 1925, le cartel affiche la présence de Juan Belmonte, de son frère José et de « Valencia II ». Ce jour-là, Don Juan est chaleureusement accueilli et ovationné après ses deux lidias. L’année suivante, avec Armillita au cartel, il coupe deux oreilles et la queue à un toro de Murube. Arènes agrandies

En 1932, l’agrandissement des arènes est décidé. Cette année- là, le 28 août Manolo Bienvenida coupe deux oreilles et la queue à son Murube. Le 30, Marcial en fait autant à son toro de Coquilla.

Avec Dominguin…

En 1948, la frontière avec l’Espagne est à nouveau ouverte depuis 1936 et la guerre civile de l’autre côté des Pyrénées. La guerre est finie depuis trois ans. Manolete qui n’a jamais toréé en France est mort l’année précédente. Luis Miguel Dominguin qui défilait à ses côtés le funeste jour à Linarès est à Dax, en or et ivoire, où il fait sa présentation en France et où il enthousiasme le public.
 

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…Et Conchita Cintron

La déesse blonde, l’unique, torée le 28 août 1949. ce jour-là, 340 000 francs sont récoltés dans les arènes pour venir en aide aux familles des victimes du terrible incendie qui a ravagé la forêt. Deux jours plus tard, Montherlant est à Dax « pour une cure de taureaux » et fait une description peu flatteuse des « arènes thermales ».

Queues et pavillons de 1956

Le 19 août 1956, Aparicio (qui a fait des débuts tonitruants en novillada avec Litri et Pimentel le 29 août 1950 : huit oreilles et deux queues) triomphe avec Ordoñez et « Jumillano» face à des  Atanasio Fernandez auxquels ils coupent onze oreilles et trois queues. Trois ans plus tard, Hemingway est dans le callejon pour accompagner Ordoñez.

El Cordobès est là

Le 20 août 1963, El Cordobès dont tout le monde parle est à Dax, fait tomber des oreilles et chavirer les coeurs. Le 25 août il revient, coupe quatre oreilles et une queue et brinde ses adversaires à Sylvie Vartan et à la skieuse Annie Famose

Les Nouvelles vedettes des seventies

En 1971, Niño de la Capea et Julio Roblès font leur apparition en novillada et le 17 août, Ordoñez est remplacé par José Mari Manzanarès qui vient de prendre son alternative. Une longue carrière commence. En 1973, Dominguin, lui, tire sa révérence en coupant deux oreilles à un Palha. La même année, Paquirri est à deux doigts de grâcier un toro de Atanasio Fernandez. Il faudra attendre trente-cinq ans et Desgarbado en 2008… En 1977, un autre jeune torero fait son apparition. Le 16 août, Nimeño II (or et émeraude) défile aux cotés de Paquirri et de Teruel.

Trois hommes souriaient

Le 17 août 1982, Paquirri, El Yiyo et Nimeño II sont au cartel face à des Jandilla Ils incendient les arènes et reçoivent une pluie de fleurs. La photo est demeurée célèbre. Ce jour-là, les trois hommes dont on connaît le destin tragique, souriaient…


Alternative

Le 9 juin 1985 André Viard est le deuxième Landais après Félix Robert en 1894 à prendre l’alternative et le douzième Français à tenter l’aventure. Le 12 août, Niño de la Capea remplace Ortega Cano et coupe oreilles et queue à son deuxième Baltasar Iban.

César imperator

En 1991, le Colombien Cesar Rincon se présente à Dax et reçoit une des vueltas les plus fleuries de l’histoire des arènes où il connaîtra d’immenses succès. 1991, c’est aussi l’année du premier centenaire qui célèbre avec Manzanarès, Ojeda et Finito de Cordoba devant des toros de Marca, la première corrida espagnole qui s’est tenue à Dax le 1er septembre 1891 lorsque Guerrita et Minuto avaient combattu six toros de Carriquirri.