L'architecte Albert Pomade

Les nouvelles arènes dessinées par Albert Pomade, architecte daqcuois, sont édifiées sur la rive de l’Adour. Juste derrière les remparts, à deux pas du coeur de ville. Avec leur blancheur crue et leur style andalou, elles évoquent un peu la plaza de toros de Séville. Une particularité qui fait de l’édifice l'un des plus remarquables des arènes françaises.

 

En 1932, dix jours avant la corrida des fêtes, plus une place ne restait à vendre. Devant un tel succès, le maire Eugène Milliès Lacroix convoqua sur le champs menuisiers et charpentiers et leur lança un véritable défi : augmenter la capacité des arènes avant la corrida. On parvint à réunir les quantités de bois nécessaires et pendant 10 jours et 10 nuits, le quartier résonna du bruit des scies et des marteaux.

La recette réalisée par les places ajoutées couvrit exactement le coût de la construction. Le pari fut tenu et les arènes agrandies, portant à de 5 500 à 8000 places leur capacité totale.

Cette année-là, le 28 août Manolo Bienvenida coupe deux oreilles et la queue à son Murube. Le 30, Marcial en fait autant à son toro de Coquilla.